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Les troubles du comportement alimentaire

Trouble du comportement alimentaire clermont-ferrand

Comment définir un trouble du comportement alimentaire ?

Où tracer la limite entre un comportement alimentaire normal et un comportement alimentaire troublé ? Pour faire simple, on pourrait dire que normalement manger est source de plaisir et de réconfort. On mange avec plaisir des aliments qui nous font envie et on arrête sans difficulté quand on n’en a plus envie sans pour autant avoir trop mangé.

Lorsqu’on tente de gérer son alimentation en luttant contre ses envies et ses besoins, les aliments et l’envie de manger envahissent les pensées et deviennent sources de stress. Il devient difficile de se concentrer sur autre chose que le poids, les aliments, les stratégies d’amaigrissement et la peur de grossir. Les relations avec l’entourage en pâtissent car généralement l’humeur n’est pas au beau fixe lorsqu’on s’inquiète autant de son poids et son alimentation et lorsque les aliments ne peuvent plus venir adoucir le quotidien.

Secret journal intime TCA

Un secret lourd à porter

Malgré ces effets sur les relations, le trouble persiste parfois longtemps sans que personne ne le sache, même dans l’entourage proche, tant il est difficile d’en parler et tant les efforts pour cacher les difficultés sont efficaces. Le secret est alors très lourd à porter. Parfois, le trouble est visible et génère des incompréhensions, des impatiences, des tensions avec les proches, ce qui fait souffrir mais qui n’enlève pas le trouble.

L’anorexie et la boulimie

Le plus souvent, on parle de trouble du comportement alimentaire lorsqu’il s’agit d’anorexie ou de boulimie avec vomissent ou d’autres stratégies dangereuses pour l’organisme pour éviter de grossir. Pour en lire plus sur l’anorexie, voir ici, pour en lire plus sur la boulimie, voir ici.

Je mange en cachette

L’hyperphagie boulimique (le Binge Eating Disorder ou BED) : un trouble du comportement alimentaire encore trop méconnu

Mais d’autres troubles sont également comptés dans les troubles du comportement alimentaire comme le fait de manger des grandes quantités de nourriture malgré soi avec ensuite un trop plein, beaucoup de culpabilité et de honte et une prise de poids. C’est le Binge Eating Disorder (BED pour les intimes). En français on utilise aussi le terme d’hyperphagie boulimique pour décrire ces troubles. Même si ce trouble est moins connu que l’anorexie et la boulimie, il est bien plus répandu. A la différence de la boulimie et l’anorexie mentale, il n’y a généralement pas beaucoup d’hésitation à chercher à quitter le trouble.

Le plus souvent, les troubles du comportement alimentaire n’entrent pas tout à fait dans telle ou telle case : on peut avoir un comportement d’une personne anorexique sans en avoir la maigreur, on peut se faire vomir de temps en temps de peur de grossir sans qu’on puisse parler de boulimie selon tous les critères. On peut être sujet à des crises d’hyperphagie de temps en temps mais pas suffisamment souvent ou pas des quantités assez importantes pour qu’on puisse parler de BED. Pour autant, on ne peut pas parler d’un comportement alimentaire normal ni adapté pour la santé ni source d’apaisement et de plaisir.

Orthorexie Clermont-Ferrand

D’autres TCA (troubles du comportement alimentaire)

En dehors de l’anorexie et la boulimie ainsi que le BED, d’autres troubles, un peu moins connus existent et nécessitent de l’aide. On peut mentionner l’orthorexie, la peur obsessionnelle de ne pas manger sain à tout moment et l’ARFID, la peur de manger autre chose qu’un tout petit nombre d’aliments connus et qui ne permettent pas de couvrir les besoins physiologiques et qui impacte la vie sociale et le poids (sans que ce ne soit l’intention. C’est différent de l’anorexie). Une variante de l’anorexie consiste à chercher non seulement à être très mince mais à avoir aussi beaucoup de muscles au point que toute la vie se met à tourner autour de cet objectif et que l’alimentation ne couvre pas les besoins. Ce sont souvent les hommes et surtout les adolescents qui souffrent de ce trouble. D’autres troubles du comportement alimentaire existent également. Ils correspondent parfois à tous les critères de tel ou tel trouble, mais le plus souvent seulement à certains critères mais prennent beaucoup de place dans le quotidien de la personne et sont source de souffrance comme les autres. Ce sont les troubles les plus fréquents.

Ce sont des maladies. Pas des caprices.

Quel que soit le type, les troubles du comportement alimentaire sont des maladies difficiles à porter : l’entourage, et parfois la personne qui en souffre, ont souvent l’impression qu’il s’agit simplement de décider de guérir pour que tout rentre dans l’ordre. Or il n’en est bien sûr rien. Les maladies ne se soignent pas par la seule volonté de guérir. Les pensées et les émotions autour du corps et de la nourriture ne se choisissent pas (elles sont en cela comme toutes les autres pensées).

Que le trouble du comportement alimentaire génère de la maigreur, un poids dans la fourchette du poids normal, un surpoids ou de l’obésité, il s’agit d’un trouble et non d’un caprice. Les remontrances et menaces pour pousser à changer n’aident pas mais aggravent le plus souvent le problème.

Si vous souffrez d’un trouble du comportement alimentaire, vous vous retrouverez probablement dans une grande partie des phrases suivantes :

  • L’idée de grossir me terrifie
  • C’est très important pour moi de contrôler ce que je mange
  • Je vérifie le nombre de calories avant de choisir un aliment
  • J’aime la sensation de vide dans l’estomac
  • Une très grande partie de mon temps tourne autour d’activités ou de réflexions pour contrôler mon poids et de mes formes corporelles
  • Je culpabilise beaucoup quand je mange autre chose que les aliments habituels que je m’autorise
  • J’ai peur de manger des aliments pas « diététiques » ou « healthy »
  • Je culpabilise si mes repas ne sont pas équilibrés
  • Quand je fais du sport, c’est dans l’idée de contrôler mon poids ou de me punir d’avoir trop mangé
  • Je me sens mal quand j’ai mangé
  • Je me pèse tous les jours, au moins une fois
  • Il m’arrive de manger de grandes quantités sans pouvoir m’arrêter
  • Quand j’ai mangé, je me sens coupable
  • A chaque fois que je mange, je me dis « c’est trop » ou « tu vas grossir »
  • Je suis mal à l’aise quand je mange avec d’autres personnes
  • Mon entourage me trouve trop maigre. Moi, je me trouve trop grosse.
  • J’évite de manger des plats ou aliments dont je ne connais pas exactement la composition
  • Je pense sans arrêt à la nourriture
  • Je pense sans arrêt à mon poids
  • Je déteste mon corps
  • Après avoir mangé, j’ai envie de me faire vomir
  • Après avoir mangé, il m’arrive de me faire vomir
  • Je me sens angoissée si quelqu’un mange moins que moi
  • Si, un matin, je vois que j’ai grossi, je m’interdis de manger en attendant de retrouver mon poids précédent.

Comment sortir d’un trouble du comportement alimentaire ?

Chemin pour sortir des TCA

Pour guérir d’un trouble du comportement alimentaire, on a besoin d’une aide professionnelle spécialisée pour cheminer pas à pas vers une alimentation sereine, source de plaisir et de partage sans culpabilité. Les études montrent que quand il s’agit d’anorexie et de boulimie,  l’idéal est de se faire suivre par plusieurs personnes : un médecin généraliste, un psychiatre ou un psychologue et un professionnel de l’alimentation spécialisé dans l’accompagnement de personnes souffrant de ces troubles.

Mon parcours est spécifiquement centré sur les troubles du comportement alimentaire depuis plus de 20 ans. Titulaire d’un diplôme universitaire dans ce domaine et enseignante depuis plus de nombreuses années sur ce thème à l’Université d’Auvergne et dans la formation des infirmières à Clermont-Ferrand, je suis spécialisée dans l’accompagnement de personnes souffrant de ce trouble.

Mes consultations pour les personnes souffrant d’anorexie, boulimie, de BED ou d’autres troubles du comportement alimentaire abordent les questions sur l’alimentation, les peurs alimentaires, l’image corporelle, les effets du comportement sur la personne, sa vie et ses relations et sa motivation à sortir du trouble. Il s’agit pour chacune et chacun de trouver sa sortie des troubles à son rythme et pour ses propres raisons. L’objectif de cet accompagnement est d’aider la personne à avancer vers une alimentation sereine au rythme choisi et à vitesse possible pour la personne atteinte de ces troubles dans une bienveillance et un non- jugement absolus.