La difficulté à s’arrêter sur certains aliments
« Je ne peux pas manger juste un carré de chocolat. Je mange toute la tablette ! », « Je ne peux pas m’arrêter avec le fromage car j’adore ça. J’en mange à m’en rendre malade ! » ou encore « La pizza, c’est juste pas possible d’en laisser, même si je n’en peux plus ! » … Ceux et celles qui ont essayé peuvent en témoigner : Arrêter de manger un aliment alors qu’on en a encore envie est le plus souvent mission impossible. La volonté ne suffit généralement pas, ou si rarement lorsque l’envie est encore présente.
L’objectif consiste donc à faire disparaître l’envie après des quantités plus petites. Les personnes qui n’ont jamais cherché à limiter des aliments le font sans aucun problème. Or, quand on est passé par la logique de limitation de certains aliments, un certain nombre de phénomènes s’opposent à cela, mais ils se surmontent. Je vous propose un travail ciblé et personnalisé pour sortir de cette difficulté.
Le binge eating disorder (BED) ou l’hyperphagie boulimique
Trop manger peut aussi être de véritables crises où on mange de très grandes quantités au point de se sentir vraiment mal à la fin. On mange souvent seul.e dans ces situations. Il s’agit alors d’hyperphagie boulimique, le BED ou le binge eating disorder. C’est un trouble du comportement alimentaire défini officiellement en 2013 et qui est bien plus répandu que l’anorexie et la boulimie. Les personnes qui en souffrent font des crises qui s’apparentent à des crises de boulimie mais sans se faire vomir ni utiliser d’autres stratégies dangereuses pour la santé pour éviter la prise de poids.
Avant les crises, les personnes en souffrent ressentent une furieuse envie de manger et n’arrivent pas à s’arrêter avant d’avoir mangé une très grande quantité de nourriture, qui donne une sensation de remplissage très forte voire douloureuse. Cela peut avoir un effet apaisant en cas de grande souffrance psychologique, car ça détourne l’esprit de la souffrance émotionnelle, ou très pénible et culpabilisante, ou les deux en même temps l’un ou l’autre ou selon les moments… Si l’anorexie et la boulimie concernent surtout les femmes (même si au moins 1 cas sur 10 est un homme), l’hyperphagie boulimique, ce trouble frappe sans distinction de genre.
Traiter le trouble et non l’aggraver
Comme il n’y a pas de stratégie de réduction de poids après les crises, en fonction de leur fréquence et leur intensité, les personnes qui souffrent de ce trouble sont le plus souvent en surpoids ou en obésité. Malheureusement, cela a pour effet qu’un grand nombre de soignants, ainsi que la personne qui en souffre, mettent l’accent sur le poids et appliquent des conseils diététiques qui ne font qu’aggraver le problème. Or, il s’agit d’un troubles du comportement alimentaires aussi complexe que les autres et qui nécessite, comme eux, une prise en charge spécialisée.
Mon parcours est spécifiquement centré sur les troubles du comportement alimentaire. Titulaire d’un diplôme universitaire dans ce domaine et enseignante depuis de nombreuses années sur ce thème à l’Université d’Auvergne et dans la formation des infirmières à Clermont-Ferrand, je suis spécialisée dans l’accompagnement de personnes souffrant de ces troubles. Selon l’intensité des troubles et de la souffrance psychique qui le sous-tend, il peut être utile d’associer un suivi psychologique au suivi sur l’alimentation.
Vous pouvez en lire plus sur les troubles du comportement alimentaire ici

